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Dans les années 90 aux Etats-Unis, la rivalité côte Est-côte Ouest tourne au bain de sang.

Dans les années 90 aux Etats-Unis, la rivalité côte Est-côte Ouest tourne au bain de sang.

 

Il y a vingt-cinq ans paraissait le légendaire album Me Against the World de Tupac Shakur. Sa réédition offre l’occasion de se replonger dans les heures sombres de la rivalité absurde entre des personnalités du rap de la côte Ouest et de la côte Est des Etats-Unis. Retour sur cinq acteurs clés d’une histoire à l’allure de guéguerre de cour d’école qui finit de manière tragique.

Tim Dog

Ce n’est pas le plus connu, mais le natif du Bronx est celui qui a allumé la mèche en 1991. Depuis la fin des années 80, les artistes de New York, berceau originel du hip-hop, vivent mal les cartons commerciaux des rappeurs californiens comme NWA ou Tone Loc. De plus en plus, le business du secteur se déplace sur les bords du Pacifique. Timothy Blair sort la sulfateuse sur son album Penicillin on Wax avec le single Fuck Compton, hargneuse diatribe contre la bande à Dr. Dre et Ice Cube. Réponse immédiate du camp d’en face avec les Compton’s Most Wanted et leur Who’s Fucking Who ? et surtout F**K wit Dre Day (And Everybody’s Celebratin’) sur le fameux album The Chronic de Dre. Tant que cela reste de la guerre des mots. Mais ça ne va pas durer.

https://youtu.be/q7rjqKLxr5E

 

 

2Pac

Le «héros» West Coast est né à New York mais se fait connaître après sa relocalisation en Californie, en 1991, avec son premier album 2Pacalypse Now, où le pur gangsta rap recoupe des revendications sociales. Fin 1994, alors qu’il participe à un enregistrement dans sa ville natale, il est blessé dans une embuscade. Selon lui, son ancien ami, le rappeur The Notorious B.I.G., et le boss de son label Sean «Puff Daddy» Combs en sont les responsables. Le début d’une escalade qui se conclura par la mort de 2Pac le 13 septembre 1996 à Las Vegas, cinq jours après avoir été victime d’une fusillade en voiture. Les nombreuses enquêtes n’arriveront jamais à identifier les coupables. Plus que chez ses rivaux musicaux de la côte Est, les tueurs seraient à rechercher du côté des gangs de Los Angeles, voire du patron jaloux de sa propre maison de disques, Death Row, le ténébreux Marion «Suge» Knight.


 

 

 

 

 

Marion «Suge» Knight

Un CV de choix pour le cofondateur (avec Dr. Dre), du label Death Row, actuellement sous les verrous pour meurtre. Ex-joueur de football américain de seconde zone, membre du gang de L.A. les Bloods, Suge Knight a grandement contribué à attiser la rivalité Est-Ouest. Après avoir signé 2Pac sur son label, en 1995, il se fiche ouvertement de la gueule de Sean «Puff Daddy» Combs, le patron de The Notorious B.I.G., l’accusant de vouloir se montrer dans tous les clips de ses artistes. Pas bien méchant, mais cela va dégénérer. Présent (et même blessé) dans le véhicule de Shakur en 1996, il est soupçonné de s’être vengé six mois plus tard en commanditant l’assassinat de The Notorious B.I.G. pendant un drive-by shooting à Los Angeles. C’est ce qu’affirme Greg Kading, un ex-enquêteur de la police locale. On attend toujours les preuves.

 

 

The Notorious B.I.G.

Après une première vie comme dealer à Brooklyn, Christopher Wallace entre dans le rap à sa sortie de prison, en 1991. Deux ans plus tard, il signe sur le jeune label Bad Boy Records lancé par Sean «Puff Daddy» Combs et publie son premier album, Ready to Die. Le seul de son vivant. Celui qui est quasiment son meilleur ami se nomme… Tupac Shakur. Ce qui n’empêche pas ce dernier d’accuser pour des raisons obscures le New-Yorkais d’avoir trempé dans la fameuse embuscade de 1994. Le feu est attisé par la sortie de Who Shot Ya ?, un titre de Biggie que 2Pac comprend comme une référence à la fusillade. Un morceau pourtant enregistré avant les faits. C’est du moins ce qu’affirme le camp de Wallace. Une sale histoire qui se terminera pour lui comme pour son ex-pote : entre quatre planches.

Sean «Puff Daddy» Combs

Plus qu’une querelle entre rappeurs, cette rivalité Est-Ouest apparaît plus sûrement comme une bataille d’influence entre deux labels, Death Row, donc, et Bad Boy Records, et leurs patrons respectifs, Suge Knight et Sean Combs. Deux entrepreneurs aux méthodes peu orthodoxes qui ont vite compris les avantages marketing, et surtout financiers, qu’ils pouvaient tirer des querelles musico-médiatiques entre leurs deux protégés, 2Pac et Notorious B.I.G. Toujours passé à travers les gouttes, malgré les soupçons qui ont pesé sur lui après la mort de Shakur, Combs est aujourd’hui un homme d’affaires accompli dont la fortune est estimée à plus de 800 millions de dollars (715,4 millions d’euros). Mais n’oublions pas, comme l’a dit justement Chuck D de Public Enemy : «Toute cette histoire ne concerne qu’une poignée de rappeurs de la côte Est et de la côte Ouest et pas du tout l’ensemble de la scène.» Heureusement, on imagine le carnage sinon.

Article de Mr Patrice Bardot – 6 Mars 2020 – Vidéo en lien fait par Kose Two Jours.