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Lionel D – pilier et pionnier fondateur du hip-hop français, s’est éteint à l’âge de 61 ans.

Lionel D – pilier et pionnier fondateur du hip-hop français, s’est éteint à l’âge de 61 ans.

Alors que plusieurs personnalités du hip-hop français se sont mobilisés afin que le corps de Lionel D soit rapatrié en France, le Ministre de la Culture a réagi ce jeudi 27 février…

Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février, le rappeur Lionel D est décédé d’un arrêt cardiaque dans un hôpital de Londres. Son ami, le DJ Dee Nasty a annoncé sa mort dans un message touchant publié sur Facebook.

Quelques heures seulement après l’annonce du décès de Lionel D, de son vrai nom Lionel Eguienta, pionnier du hip-hop français qui s’était notamment illustré dans les années 80 aux côtés de Dee Nasty, ce dernier avait confirmé avec émotion la triste nouvelle, expliquant qu’il s’était éteint à Londres où il résidait depuis 20 ans. Bien plus qu’une simple lettre d’adieu à son ami, c’est un appel à l’aide qu’avait lancé le Dj, expliquant qu’en raison de l’absence de famille et de sa situation précaire, son corps pourrait être incinéré par l’Etat Britannique, une situation qu’il refusait logiquement.

Une réaction rapide de l’Etat français.

Par la suite, plusieurs personnalités du milieu urbain tels que Dj Lord Issa ou le journaliste Raphaël Yem avaient relayé cet appel, tandis que Mokobé, originaire de Vitry-sur-Seine (94) comme Lionel D, s’est lui mobilisé auprès de sa ville afin de lui obtenir une place dans un cimetière local. Visiblement, les appels à l’aide ont été entendus puisque le compte Twitter officiel du Ministre de la Culture, Franck Riester, s’est exprimé ce jeudi soir sur ce cas. Il a ainsi confirmé que ses services étaient en relation avec le consulat de France au Royaume-Uni afin que son corps soit pris en charge puis confié à ses amis proches en France. Il devrait donc pouvoir bénéficier d’un enterrement digne de ce nom, lui qui a posé les bases du hip-hop en France avec Dee Nasty et Sydney, entre autres.

 

Un seul album

Travaillant écriture et maquettes en parallèle de ses activités radiophoniques, c’est en toute légitimité qu’il sort en 1990 son premier (et unique) album, « Y’a Pas De Problème ». En fait, il y en aura. Et même plusieurs. Car si la plume et maniée avec doigté, richesse et élégance, la production sonne trop loin de la percussion du modèle US.

Pacifique fraternel et fédérateur alors que le rap entame son virage conscient et politisé, mauvais mix : les planètes sont tellement mal alignées que la guerre du Golfe vient tirer ses missiles paralysants sur « Pour toi le beur », titre qui sera blacklisté par toutes les radios et dont la seule exposition sera un clip bout de ficelles tourné par l’émission Rapline.

Pionnier encore, « Y’a pas de problème » sera pourtant le premier album de rap français à sortir en major. Des ventes trop en dessous des espérances de sa maison de disques avec laquelle les rapports se compliqueront, un passage mouvementé en première partie de Public Enemy au Zénith de Paris, des combats internes avec quelques démons, et le rendez-vous de Lionel D. avec sa carrière n’aura finalement pas lieu.

Jamais invité et rarement cité sur les albums de ceux qui pourtant lui devaient beaucoup, il disparaîtra complètement des radars à mesure que le rap français se développera.