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Foot Freestyle ClemKeym Lille et son Champion

Foot Freestyle ClemKeym Lille et son Champion

Il s’appelle Clément, il est lillois, il est encore étudiant mais du haut de ses 20 ans il est déjà triple champion du monde de Foot freestyle en duo. Plus connu sous le nom Clem Keym, il nous raconte son parcours hors du commun.

Comment t’est venue cette passion pour le foot freestyle ?

ClemKeym : « A la base, je suis passionné de foot. Et à l’âge de treize ans j’ai rencontré un mec qui faisait du football Freestyle dans un camping, du coup je lui ai posé deux trois questions. Il faisait du foot freestyle depuis deux ans déjà et ce n’est qu’après que j’ai su que j’avais rencontré une grosse tête française de foot freestyle. On a gardé contact, il m’a donné quelques conseils. Et je me suis essayé au foot freestyle dès mon retour de vacances. Je suis rentré le 31 Juillet 2007… le 1er Août 2007 j’étais dehors avec mon ballon à m’entraîner. C’est aussi grâce à la communauté de foot freestylers, avec laquelle on échange, on s’entraide, que j’ai pas lâché. »

De quoi s’inspire le foot freestyle ?

CK : « Étant donné que c’est une discipline encore nouvelle, à peine 14 ans, on s’inspire d’énormément de choses. On s’inspire du cirque, de la danse, de la GRS, de tout ce qui est possible de mélanger avec un ballon. On est super ouvert culturellement et on essaie de prendre un peu de chaque discipline et de le mélanger avec la balle. »

Triple champion du monde en duo à Prague, participation à l’émission The Best sur TF1, plus les compétitions à côté, raconte-nous comment tu as vécu cet été 2013 plus que chargé :

CK : « Je participe au championnat à Prague depuis 2010 avec mon binôme Gauthier et depuis notre première victoire, on s’est fixé 5 années d’affilées. Actuellement, on est à 3 victoires et on espère gagner les deux prochaines éditions. Ma participation avec mon groupe (Swetch Crew) à The Best, en Août, nous a permis d’être repérés sur la scène artistique internationale et c’est vrai que le mois de Septembre qui a suivi on a été bien “bookés”. Je crois que c’était le mois le plus rempli de ma carrière; Tous les week-end, on était sur la route pour des Shows à travers la France.[…] Ça nous a donné aussi une certaine crédibilité notamment au niveau des sponsors. Ça reste difficile étant donné qu’on ne pratique pas une discipline très médiatisée. On est plus souvent contacté par des nouvelles marques comme Rock The Street, une marque créée par Sully Sefil. »

Comment vis-tu cette notoriété ?

CK : « Je la vis bien ! Ça fait toujours plaisir de voir les gens des autres pays me dire qu’ils aiment ce que je fais, que je les inspire… En fait, je me sens un peu privilégié d’être en France parce qu’on est un pays très ouvert culturellement, donc c’est facile pour nous d’aller voir des battles de hip-hop, des spectacles de Cirque, etc… Et ce n’est pas le cas pour beaucoup de personnes que j’ai rencontrées à l’étranger qui n’ont pas forcément cette possibilité de découvrir de tels événements. Et si on peut les aider à les faire évoluer dans leur freestyle c’est cool ! Quand on est allé en Inde à l’occasion de l’inauguration du circuit F1 à Bombay, je me suis vraiment rendu compte de notre chance et de la solidarité qu’il pouvait y avoir entre les freestylers. Le dernier jour on a décidé de contacter tous les freestylers indiens. Ils nous ont loué une salle climatisée pour qu’on puisse s’entraîner dans de bonnes conditions. Certains ont fait 8h de route rien que pour s’entraîner avec nous ! Ils nous ont même offert des cadeaux. On ne s’attendait pas à un tel accueil et c’est dans ces moments là que tu te dis que tu fais vraiment partie du communauté internationale soudée. »

Projets solo et en groupe?

CK : « En solo, je suis sur un projet d’ouverture d’écoles de freestyle dans plusieurs villes (Lille, Rouen, Paris, Reine, Bordeaux, Nice et Marseille). En groupe, avec Gautier on va commencer à travailler pour le championnat du monde 2014, on remet notre titre en jeu. »

Une anecdote à nous raconter ?

CK : « En fait, on ne trouve pas toujours de salles où s’entraîner, du coup, avec les freestylers, on s’entraînait souvent à la Gare. Au début, on se faisait virer à chaque fois par les flics. Avec le temps, comme on revenait à chaque fois, je pense qu’ils en ont eu marre de nous virer et ils ont vu qu’on ne faisait rien de mal, du coup maintenant ils nous regardent, ils nous parlent. On a appris que même les gardiens quand ils s’ennuyaient dans leur poste de sécurité, nous regardaient à la caméra, du coup ils nous laissent nous entraîner en paix ! »

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour le reste de l’année 2014

CK : «  La santé avant tout ! Gagner les championnats de France en solo et pouvoir participer au championnat du monde en solo aussi ! Réussir avec l’école. Qu’il y ait des jeunes freestylers qui se mettent en place un peu partout, que la discipline évolue, que les médias se bousculent pour qu’on puisse être sponsorisé… C’est déjà bien !

Tu nous as dit que tu étais arrivé deux fois de suite vice-champion de France, raconte-nous comment tu as vécu ces « défaites ».

CK : «  En 2012 et en 2013 j’ai fini deuxième. Frustration extrême ! La pire année c’était 2013, je pense. C’était sur un Seven To Smock. Le principe c’est que 7 font la queue devant une personne, et le premier de la queue fait un battle avec la personne en face. Si il gagne il prend sa place, si il perd il va derrière la queue. Et le premier qui cumule 7 victoires, gagne. Moi, j’étais à 5 ou 6 points, il me manquait 1 ou 2 points. J’avais battu tout le monde. Au moment où j’ai fait mon passage, que j’avais écrit, que j’avais préparé, je savais déjà que j’avais gagné. Mais j’ai voulu continuer à faire une cartouche pour vraiment être sûr de faire la différence mais je l’ai ratée ! J’ai perdu le ballon. J’ai essayé de rattraper le truc, mais c’était trop tard ! Du coup je n’ai pas fini champion de France et en plus de ça, celui qui gagnait, allait représenter la France au Japon pour les championnats du monde RedBull ! Grosse frustration ! »

 

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