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Ina, femme, photographe et témoin des moments forts du Hip-Hop sénégalais

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Ina, femme, photographe et témoin des moments forts du Hip-Hop sénégalais

Article écrit par Jaly Badiane

facebook Jaly.Badiane

Elle est jeune et très active. Lors des grands événements culturels, on l’a voit perché sur un baffle ou accroupie sur la scène à la recherche de LA photo. Photographe et vidéaste, cette boule d’énergie fait partie de cette génération de femmes qui vont au-delà des stéréotypes. Passionnée et travailleuse, Ina de son nom d’artiste nous raconte son petit bout de chemin. Entrevue !

photographe Ina Thiam hip-hop

  1. On connait Ina dans le monde des cultures urbaines, pouvez-vous vous présenter à nos fidèles lecteurs ?

Je m’appelle Ndeye Fatou Thiam et mon nom d’artiste c’est Ina Makosi. Je suis née et j’ai grandi à Pikine. J’ai fait mes études à L’ecole 3 de Pikine, au Lycée Limamou Laye de Guediawaye et à L’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Je travaille à Africulturban depuis 2011. Je suis photographe de métier, vidéaste et manager de projets notamment Urban Doc qui est le premier centre de documentation en hip hop et cultures urbaines et Urban Women Week qui est un festival dédié aux femmes qui s’activent dans les cultures urbaines.

  1. Une femme photographe ce n’est pas commun surtout au Sénégal, comment vous en êtes arrivé à cet art ?

Entre 2011 et 2012 j’apprenais la M.A.O (musique assistée par ordinateur) à Africulturban. En 2012 l’association a mis en place le projet Hip Hop Akademy, un programme de formation accélérée en graphisme, MAO, Deejaying, management et audiovisuel dont le centre de documentation. Et comme chaque membre du bureau est chargé d’un projet, il fallait que quelqu’un s’occupe de Urban Doc. Alors j’ai décidé de m’en charger avec la confiance des autres membres aussi.

L’objectif d’Urban Doc c’est d’archiver le hip hop et les cultures urbaines au Sénégal. Donc il fallait que je fasse de la recherche d’archive ainsi que de la couverture photo, vidéo et que je me procure des dossiers de presse des événements. Du coup je me suis inscrite à Hip Hop Akademy pour avoir les aptitudes de faire ce travail. C’est comme ça que je suis devenue photographe. Donc ce travail de couverture en images que je fais dans le hip hop a stimulé un esprit artistique en moi. Aujourd’hui comme le rappeur qui écrit ses textes pour revendiquer des choses ou partager ses émotions, je fais la même chose mais en image. Et c’est passionnant.

 

Ina THiam photographe hip-hop senegal

 

  1. En tant que femme, quelles sont les contraintes ou difficultés que vous rencontrez dans votre métier ?

En réalité la plupart du temps j’oublie que je suis une femme quand je suis vraiment concentrée sur mon travail. Je suis capable de monter sur les baffles ou me bousculer avec les hommes dans le public pour avoir une bonne image. Mais il y’a des moments ou face à certaines réactions, je retrouve cette part de féminité qui me caractérise. Je sais que c’est parce que je suis une femme que telle ou telle personnes a un tel comportement vis-à-vis de moi. Les plus futés pensent toujours que tu as mis une belle robe parce que tu veux te faire draguer en oubliant que JE SUIS UNE FEMME D’ABORD. A part cela, il y en a qui pense que nous femmes on est dans le milieu juste temporairement et que une fois mariée on se reconvertira dans un autre domaine moins réservé aux hommes. Ils pensent parfois qu’on n’est pas vraiment pas prête à nous imposer et à faire bouger les choses. Et cette réflexion même des femmes peuvent l’avoir à mon égard, notamment la maman ou les sœurs. Ce qui fait qu’en tant que femme on a besoin de gagner la place que l’on mérite et de nous affirmer dans un art qui n’est pas du tout féminin sous nos cieux.

  1. Faites nous part de vos projets, ambitions ?

Pour le moment j’aimerai donner une dimension internationale au festival Urban Women Week et faire de sorte que la cible s’y identifie au maximum. Depuis quatre ans, on a beaucoup insisté sur les ateliers de leadership et d’entrepreneuriat tout cela destiné aux femmes. On a vu la participation d’une quinzaine de femmes artistes ou évoluant dans la culture qui ont beaucoup échangé avec des professionnelles du métier.  Je peux nommer Marjolaine Blanc, Karima Grant, Gnilane Thiam Traoré, Mborika Fall, Ken Aicha Sy, Mariama Touré, Aïssatou Padan… Cette année on voudrait mettre l’accent sur la question des références, à qui on devrait s’identifié en tant que activiste culturelle africaine. De ce fait dans le programme il est prévu de faire une soirée de projection de film suivi d’une séance de story-telling. L’autre grand projet c’est Urban Doc. Mon ambition est d’en faire un espace d’échange et de partage. J’aimerai que ça soit un vrai centre de documentation avec un musée et une salle de cinéma. Un lieu où on pourra trouver toutes les archives du hip hop et des cultures urbaines du Sénégal. J’aimerais aussi faire une exposition photographique ou réaliser un film. Mon ambition globale se résume à apporter un réel changement positif à travers Urban Women Week et Urban Doc.

 

 

Ina Thiam Viméo

500 PX.com Ina Thiam

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