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MC sans pression, Malik exporte le Hip-Hop du Nord !!!

 

Mc Malik le Flow au Mic ….

 

 

MC Malik, pour ceux qui bougent dans les évents Hip-Hop vont te reconnaître, pour d’autres te découvrir. Dis-nous qui tu es ? The big question !

MC j’aime voilà. A l’origine, je fais du rap avec mon groupe Pression ilégal. j’ai commencé par être MC dans les battles de ma région et puis, petit à petit, j’ai eu la chance d’être MC sur le Battle Of The Years qualification Nord ou BBoy France Nord. Ces événements régionaux m’ont permis de me faire repérer par d’autres gens. Du coup,  j’ai pu participer à d’autres événements.

 

 

Quelle sensation éprouves-tu devant ces milliers de personnes ? Tu es quand même l’un des premiers à entrer sur scène micro en main.

Nous, oui, on est là pour ouvrir le bal. J’éprouve une sensation de traque, la peur de l’inconnu, une fois rentré dans la fosse aux lions.

Après, on doit faire notre boulot. Le but est de ne pas trop briller. Nous devons avant tout faire briller les danseurs qui vont passer sur scène. On est donc là pour servir l’événement. Autrement dit, le fil rouge entre les danseurs et le public. On doit décoder tout ça et faire en sorte que le public balance assez d’énergie aux danseurs. C’est un gros exercice de style.

 

 

La collaboration avec Dj Tajmahl sur le titre  « Tu l’avais pas vu venir », comment avez-vous eu une telle idée ? En sachant qu’un DJ et un MC, ça fait toujours la paire.

Avec Taj, ça fait une dizaine d’années que l’on se connaît. Le truc, c’est que lui il fait beaucoup de beatmeaking. Il réalise lui-même ces productions. A force de traîner avec, à force de faire des événements ensemble dans les quatre coins du monde, dans l’avion je lui ai dit « Tiens, ce serait bien de faire un son, un truc assez rapide pour les B.boy ». L’idée est venue comme ça. Et on a clipé à la Réunion.

On a fait ça comme si c’était une vidéo de vacances, en rigolant. Résultat, dix milles vues en une semaine.

Prochainement, je vais bosser sur d’autres sons avec d’autres DJ’S comme  DJ Martin, DJ Tiburg… Je prends mon temps car je suis lent et le prochain son devrait être avec DJ Tiburg.

 

 

 

 

 

 

Question son, tu écoutes quoi comme gros hits ?

J’aime bien Shay, attention pas Shym (celle qui s’est vautrée au Zénith). C’est la nouvelle signature de Booba, une MC belge. Le dernier Damso, bon bien sûr comme un mec comme Kerry James qui sort un nouvel album, tu te dois de l’écouter et c’est une tuerie. Voilà, c’est un peu ce que j’écoute en ce moment.

 

Avec le temps, je deviens de plus en plus sélectif. Mais, malgré tout, je reste a l’écoute de ce qui est produit aujourd’hui. Je reste un peu hermétique, j’arrive pas forcément à rentrer dedans mais à l’international j’aime des gars comme Kendrick Lamar par exemple.
Question people. Tu trouves pas que Kim Kardashian comme actualité pour la culture Hip-Hop, on pourrait pas s’en passer ?

A fond. Quand on sait qu’il y a des tirs et des bombes qui explosent avec des enfants qui meurent chaque jour.

Tu as une famille qui s’est pendu récemment, le mari et sa femme parce qu’elle pouvait pas payer son loyer. Aux infos, rien, c’est passé inaperçu.

La meuf, Kim K, ont s’en cogne Je pense que Kayne West  « Niggers In Paris » chantera plus ça.
La mode t’apporte quoi de plus dans ton univers ?

Un de mes petits caprice quand je monte sur scène, j’essaie toujours d’être propre avec des fringues sur moi au top, sans jouer la fashion victim non plus.

Baskets, t-shirt sympa car je respecte les gens. Quand on me voit arrivé, je veux que l’on ait la meilleure image de moi. C’est une question d’éducation. Mes parents m’ont toujours appris à être présentable et c’est plutôt pas mal .

 

 

Une fois les scènes terminées, quel est ton travail au quotidien?

Je travaille à la Maison Du Hip-Hop dit le « Flow » Lille ma fonction au sein du flow est la gestion d’un pôle de ressources âgé d’à peine un an. Il est encore en construction d’idées, tu peux retrouver des ouvrages, des livres sur la culture Hip-Hop et même des dérivés. On fait venir des auteurs pour des conférences. Ce genre d’expérience…

Je travaille aussi sur le fait d’orienter les jeunes sur des formations. Une culture comme le Hip-Hop a besoin de se structurer, encore plus qu’avant. J’aide au montage de projets culturels, j’essaie de proposer des alternatives pour que les gars puissent arriver au bout de leurs projets.

 

 

Tu peux nous dire les points positifs de ta ville, Lille, en terme de Hip-Hop ?

Qu’on aime ou pas le Flow,, c’est une régie municipale partie d’une initiative de Martine Aubry entres autres avec des gens autour comme le rappeur Axiom, une des personnes qui lui a soufflé l’idée et ou des gens comme moi amoureux du Hip-Hop.

Voilà ce bâtiment fonctionne. Il y a des concerts, des conférences, des trainings de danse gratuits, des workshops, des résidences artistiques…

Paris a ouvert son lieu il y a peu de temps, après je suis content que Lille ait été la première en France à le faire ça.

Le seul point négatif aujourd’hui, c’est que la seule grosse alternative du Hip-Hop Lillois soit une régie municipale.

Moi-même, en étant dedans, ça me fait un peu chier de dire que la culture hip-hop vienne de là.

C’est une belle reconnaissance que la municipalité s’empare du projet Hip-Hop, mais on n’a pas une force indépendante. Genre une association Lilloise qui tienne la route dans ce sens.

 

 

Les artistes lillois, comment tu les trouves positionnés dans le monde du Hip-Hop ?

On a des virtuoses, comme Icham One un des graphistes les plus reconnus à l’international, on a aussi Gradur, Axiom, M.A.P. J’espère que les gars comme la Jonction groupe rap de Lille ou Y-Will, avec son dernier album, vont monter.  Quand ça sort du Nord, que tu aimes ou que tu n’aimes pas, faut reconnaître que ça force le respect. Il n’y a rien a dire.

 

 

 

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